ASSOCIATION ROGER RIOU
Bulletin de février 2007
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Editorial.
En brousse, à Madagascar, un seul cri du coeur :
MERCI !
VOUS NOUS APPORTEZ L'ESPOIR
SURTOUT NE NOUS OUBLIEZ PAS !
Le pays est vaste, mais l'appel se répercute au-delà des montagnes, des forêts, des rizières.
Il provient de modestes cases en terre,
des conducteurs de pousse qui peinent à rembourser leur charrette à bras,
des planteurs de riz, dans l'eau jusqu'aux genoux, dont la
peau irritée ne cicatrise plus, des enfants qui partent à l'école la faim au ventre,
des infirmières déchirées par le manque de
médicaments, des mamans qui envoient leurs fillettes se prostituer pour quelques sous,
du petit Simon, deux mois, affligé d'un bec de lièvre, dont la famille ne veut plus :
"portez-le chez les soeurs et laissez-le là, nous avons dépensé beaucoup de lait pour le
nourrir, nous n'y arrivons plus"
des jeunes qui espèrent en la vie, une vie meilleure, avec un job et du respect.
L'isolement, le manque de moyens, la soumission aveugle aux traditions, enserrent ces familles.
Les animateurs s'attellent à un important travail de
formation. Travail de longue haleine, avec beaucoup d'espoir, des déceptions aussi‚
et peu de financement pour faire avancer les choses.
En brousse, un bon nombre de jeunes se mettent en ménage dès 14/15 ans et se retrouvent rapidement parents.
L'année dernière, trois très jeunes femmes sont mortes en couches ainsi que leur bébé pendant leur transfert à l'hôpital,
pour avoir choisi d'ignorer leur grossesse à risque. Passant outre les conseils des infirmières,
elles se sont tournées vers les matrones.
Au dispensaire où elles étaient suivies, c'est la consternation !
Ces douleurs, on pourrait souvent les éviter.
Poursuivons ensemble nos
efforts pour transmettre l'amour et la vie à ces familles dont beaucoup vivent
dans un dénuement que l'on ne peut imaginer. Ils ont
besoin de notre aide, ils comptent sur nous tous.
Et comme on dit en malgache :
"veloma, misaotra"
à bientôt et merci !
Francine Fritel
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M A D A G A S C A R
Réélection du président Marc Ravalomanana : un nouvel espoir pour le pays.
Pas de soubresauts pour cette élection qui s'est déroulée dans le calme, en décembre, le président Marc Ravalomanana a obtenu plus
de 54 % des voix.
Sous son impulsion, durant ces deux dernières années, le réseau de routes asphaltées s'est considérablement
étendu. La patience est toutefois de rigueur dans de nombreuses régions, là où les travaux bloquent le passage, là où serpente
encore la piste en sable. Le trajet Tana-Tamatave en taxi-brousse, 370 km de bonne route, dure au minimum 8 heures.
Le président s'est attaché également à une scolarisation généralisée : il a spectaculairement fait venir de Chine des millions
d'uniformes pour les petits écoliers qui seront ainsi habillés aux couleurs du pays à la rentrée 2007.
La télévision en a largement relayé l'information. L'initiative séduit.
Une autre de ses décisions :
libérer les détenus maintenus en prison sans jugement depuis dix ans. Ils sont malheureusement nombreux, ceux qui attendent
indéfiniment que l'on s'intéresse à leur sort.
Espérons que les cinq années qu'il a devant lui seront propices au développement du
pays, qui souffre de plus en plus de la pauvreté et de la faim.
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Tamatave : Des fonds bien employés.
Au Centre culturel, les filles de l'Ecole Ménagère continuent leur formation avec de bons résultats. Quelques unes suivent des cours
d'alphabétisation : un minimum de calcul permet de mieux jongler avec les centimètres des couturières. Si elles savent lire et
écrire, aucune ne parle le français. Leur projet, diplôme en poche, est de tenir une petite boutique, couture ou cuisine. La
connaissance du français leur ouvrirait plus grandes les portes de l'embauche.
Cette année, Soeur Marguerite souhaite engager des
fonds pour l'entretien des bâtiments, réfection des peintures, murs et plafonds. Elle n'a d'autres ressources que les dons de
l'Association Riou, et compte les utiliser au mieux.
Et bien voilà, un mail arrive, faisant part de l'achat d'une télévision et
mini-chaîne, utiles pour le travail et l'ouverture sur le monde.
"Avec un grand merci pour ce beau cadeau !
Nous avons une chaleur
terrible en ce moment, la transpiration coule en travaillant."
AVIS AUX BENEVOLES
Pour ceux qui cherchent à faire oeuvre utile dans une ONG, voilà une destination très sympathique à Tamatave,
au bord de la mer, pour seconder les professeurs, qui n'ont pas le temps de donner des cours de français.
Les soeurs vous y accueilleront à bras ouverts.
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Le village des lépreux.
Le Village de l'Amitié se présente toujours comme le plus beau parc de Tamatave, avec ses cases coquettes. Fidèles à la promesse
faite au Père Riou "apporter à ces malades rejetés toutes les attentions qui embellissent la vie", Soeur Alessandra et Soeur Germaine
l'entretiennent avec le même amour, aidées par les pensionnaires.
Le terrain s'étend sur plusieurs hectares, en cul de sac au bout
d'une piste sablonneuse souvent impraticable, entre mer et canal. Situation idéale, mais qui attire toutes sortes d'indésirables.
L'éclairage extérieur est insuffisant : actuellement, trois poteaux éclairent 400 mètres d'allées, pas de quoi rassurer les gardiens
de nuit, morts de peur. Ils se souviennent en effet de l'agression un soir, d'une soixantaine d'hommes encagoulés, que les bergers
allemands des soeurs, mordant à pleines dents, ont rapidement dispersés.
L'Association va participer à la mise en place de nouveaux
luminaires d'éclairage public, avec ampoules de 250 watts, de quoi faire hésiter les éventuels cambrioleurs.
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Les enfants de joie.
Madame Georgette, la directrice, n'a pas de chance : le propriétaire l'ayant avisée qu'il reprenait son terrain de Salazamay, elle a
dû fermer son école et tout recommencer : acheter un emplacement, et y monter de petits bâtiments. Quand des fonds arriveront, elle
envisagera de nouvelles constructions.
A bord de sa camionnette, elle part récupérer les petits de l'ancienne maternelle. Ajoutés à
ceux de son nouveau quartier, elle rassemble 700 enfants de 2 à 12 ans, entassés dans les classes, une centaine parfois, serrés à
trois ou quatre sur un petit banc.
Ainsi vit le nouveau centre d'Andranomadio.
Dans ce quartier des faubourgs de Tamatave, c'est la
seule école pour familles pauvres, au milieu de jardins d'enfants privés. La moitié de ces enfants ne peut payer l'écolage. Madame
Georgette, entourée d'une équipe très dynamique, ne manque pas de projets : élevage, culture. Les poules sont déjà là, on attend des
vaches laitières.
Une possibilité d'extension de terrain permettrait la mise en culture d'une petite rizière. On y fera pousser aussi
du manioc, de quoi fournir un repas à chacun de ces enfants.
L'Association va participer à l'achat du terrain, et à sa mise en oeuvre.
L'année dernière, avec les dons reçus, elle a pu construire 3 WC en fosse septique, une douche, ainsi que des tables/bancs pour
l'école.
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Antsiramandroso.
Une équipe d'infirmières bien soudée autour de Soeur Christine, Clément, le laborantin qui officie sur place, un beau
labo tout neuf, telles sont les clés de la réussite de ce centre d'Antsiramandroso, soutenu efficacement par Raoul Follereau. Avec des
diagnostics rapides, les soins sont délivrés sans délai.
Pendant la semaine de vaccination, une certaine animation s'empare du
dispensaire, devenu pour un temps une joyeuse aire de récréation. Aux enfants assidus, remise d'une moustiquaire imprégnée anti-palu,
offerte par le ministère.
Les carnets de santé doivent être à jour, ils sont là pour ça. Il faut souvent les recopier lorsque,
manipulés à outrance, ils présentent l'aspect de vieux billets de banque dont on ne sait plus s'ils valent 1, 10 ou 50.
Les vraies
difficultés commencent à la deuxième ligne, après le nom, quand il faut inscrire l'âge. Souvent la mère n'en a aucune idée. C'est en
référence à des évènements majeurs : (le bébé est-il arrivé avant, ou après ?) récolte de riz, dernier cyclone, mort d'un proche -
et là on peut demander l'aide du voisinage pour affiner la réponse - que l'on en déduit la date de naissance. Cette "imprécision"
servira d'attestation d'identité.
Qui peut bien animer une brochette de religieuses, exécutant sans retenue danses de sioux et
chants de triomphe ? Tout simplement le téléphone ! Un poste tout neuf, Pack Telma, vient d'être installé sur leur colline
jusqu'alors privée de connection. La joie du désenclavement a dû se répercuter jusqu'au coeur de la forêt. Et quel soulagement pour
la sécurité des malades !
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Marotsiriry.
Hourrah !
Devant le centre de Marotsiriry, passe maintenant une route superbe. En sable et encore fragile, puisqu'à la
première pluie on doit la fermer, elle fait oublier les fondrières anciennes. Un jour, elle sera recouverte.
Marotsiriry porte deux
casquettes qui lui vont bien : le nouveau dispensaire et le centre de formation. Le tout nouveau dispensaire bâti aux normes
officielles permet aux six infirmières d'effectuer des activités contrôlées. Les malades, nombreux, en apprécient le confort et les
soins. Ils découvrent, certains pour la première fois, l'usage des douches qui les délivrent un moment de la boue, de la sueur et de
la poussière.
Le Centre de formation se développe. Une soixantaine de jeunes y apprennent culture, menuiserie, enseignement ménager. A la fin de
leur stage, ils recevront, pour démarrer, machine à coudre et outils. En fin d'année, une exposition leur permet de prendre des
commandes, lits, armoires. Une église leur a acheté des bancs, une école des tables. Bravo pour ces jeunes bien partis dans la vie.
Soeur Claudine, responsable de la formation, me charge d'une requête : elle manque terriblement d'outils, simples mais de bonne
qualité, car Marotsiriry est trop éloigné de toute communauté urbaine pour faire réparer la casse. Elle manque aussi du financement
propre à l'achat direct de ces fournitures.
Si l'un d'entre vous a une possibilité de mettre des outils ou des machines à coudre en
parfait état de marche à sa disposition, cette action serait particulièrement appréciée.
J'entends avec honte cette phrase d'un jeune
apprenti : "Madame Francine est une menteuse", tellement déçu que je n'arrive pas à l'atelier les bras chargés de scies, ciseaux et
autre matériel espéré l'an passé.
Notre réputation et leur avenir sont entre vos mains.
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Brickaville : petites écoles de brousse.
Avec quel plaisir nous retrouvons avec le Père Claude et le Père Jean les écoles de brousse,
Maevasoa, Sahovy, Andramalona et Antsampanana. Si les appellations malgaches ont le parfum enivrant de fleurs inconnues, chacune a
bien son caractère propre.
Les enfants, absents en ce jour de liesse de la fête des morts, sont représentés par directrices et
moniteurs venus nous accueillir.
L'école de Sahovy et sa magnifique charpente, construite pour affronter les cyclones les plus
décoiffants, sert de référence à des constructions voisines. Nous ne cessons d'en admirer les finitions, et saluons la performance
des charpentiers.
Il faut avoir le pied sûr pour se rendre au village, et circuler sur les planches étroites qui enjambent les
rivières, en équilibre sur la tête, tableaux noirs, provisions, sacs de charbon...
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Village Aïna : une nouvelle manne.
Depuis qu'elle a quitté Marotsiriry, Soeur Odile Charbonneau retrouve au Village Aïna, près de Tana,
sa vocation : élevage et culture, géranium, huiles essentielles.
"En temps de sécheresse, on ne peut planter ni maïs ni soja pour la
nourriture des vaches. Alors nous avons acheté beaucoup de paille de riz, qui, arrosée d'eau salée, permet aux bêtes de tenir durant
cette période de soudure où il n'y a rien à manger."
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Les Associations amies.
De nombreuses ONG tentent de dynamiser le pays. Il en est avec lesquelles nous entretenons une amicale collaboration :
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Le Vozama.
Bernard, l'infatigable coureur de pistes à moto, travaille au Vozama. Il nous présente cette
forme d'alphabétisation nouvelle.
Vozama (VOzeo ny ZAza MAlagasy) signifie : sauvons les enfants malgaches. Avec de très petites
unités, 8 à 15 enfants, des moniteurs consacrent 12 heures par semaine à leur donner les premiers rudiments.
C'est à la demande des
parents qu'ils sont réunis dans une case du village, dans de simples pièces d'habitation, parfois à même le sol.
C'est proche, et
gratuit. Vozama crée ainsi une dynamique d'éducation populaire impliquant les parents.
Actuellement, on compte environ 4.000 élèves."
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Les villages maudits du Père Carme.
Dans un précédent bulletin, nous faisions le récit de ces villages frappés, il y a plusieurs
siècles, de malédiction, dont le Père Vincent Carme, Lazariste, a voulu briser les tabous, s'établissant au milieu d'eux pour
partager la même exclusion. Son état de santé ne lui permet plus de résider à Madagascar, il reste cependant très attaché à
l'évolution de "ses" villages.
Nous sommes retournés voir les villages sur la côte sud-est, non loin de Vohipen.
Une école toute
neuve à Tanensara, abrite maintenant en plus des 100 enfants "maudits" un cinquantaine de petits voisins. Ainsi les familles
commencent-elles doucement à desserrer l'étau de l'exclusion, par le biais d'une scolarité appréciée.
Depuis le centre de Tanjomah
pour handicapés, le Père Emeric a pris le relais.
L'AFFD (Aide aux Filles et aux Femmes Défavorisées).
Pierre Boutaud, ancien directeur des Enfants du Soleil, a créé il y a trois ans
cette fondation après avoir découvert l'activité sordide de très jeunes filles 11-16 ans, petites prostituées appelées "tapis verts"
car elles offrent à leurs clients le confort d'un coin d'herbe.
L'AFFD les héberge ainsi que leurs bébés, elles y apprennent la
broderie tout en donnant le sein. Les plus anciennes sont désormais à même de gérer et vendre leur production.
Leur réflexion : c'est bon d'avoir autre chose à vendre que son corps !
Leur souhait : suivre des cours de français à l'Alliance Française.
Leur apparence :
des jeunes femmes souriantes qui ont retrouvé une vie saine.
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Les Enfants du Soleil
qui regroupent les enfants des rues en maisons familiales, voient leur implantation s'étendre, au-delà des
premiers centres d'Antsirabé et Fianarantsoa.
Ils réservent toujours un accueil chaleureux à l'Association Roger Riou.
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H A I T I
Une situation brûlante.
Comment parler d'Haïti sans une profonde tristesse !
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La presse a fait état d'une violence sans pareille dans la région de
Port-au-Prince, où des gangs de voyous ont pris les enfants comme cible :
enlèvements, assassinats, embuscades, représailles.
"Souvent constitués par des partisans de l'ancien président Aristide qui leur fournissait armes et argent,
les gangs répondent de moins en moins à des motivations politiques :
ce sont des criminels de droit commun, incluant des policiers corrompus et
d'anciens détenus expulsés des Etats-Unis.
Des intérêts puissants,
liés aux mafias internationales de la drogue et du trafic
d'armes, ne veulent pas que la situation se normalise en Haïti.
Lancé il y a trois mois, le programme DDR (désarmement, démantèlement, réinsertion) est un échec.
Les armes remises étaient hors d'usage : les policiers des Nations Unies n'ont pas voulu les
tester car elles étaient trop dangereuses !"
Le Monde 27/12/2006.
La population s'est enfin soulevée pour exiger du gouvernement un minimum de sécurité.
Depuis le début de l'année, il semble que le calme soit revenu,
une forte présence policière entourant les
écoles. Fragile équilibre, où chacun peu à peu reprend son souffle.
La Tortue.
Du Comité directeur de l'Hôpital, nous recevons ce message le jour de Noël :
"Honorables Collaborateurs Bonsoir,
Nous vous
remercions pour la façon dont vous avez collaboré avec nous au cours de l'année 2006 qui s'en va. Nous formulons pour vous ces voeux
pour l'année 2007 :
Que vous ayez une bonne santé,
Que les membres de votre famille soient protégés contre les accidents, les
épidémies et autres,
Que vos rêves soient concrétisés, vos projets réalisés,
Que nos relations deviennent plus serrées.
Fructueuse année 2007."
Louis Jacquelin, Davilma Altidor, Georges Pierre.
Les Citernes continuent à s'élever auprès des maisons, apportant l'eau, bienfait vital.
Moins de maladies infectieuses à signaler, moins d'efforts éreintants.
Idescieux nous adresse lui aussi tous ses voeux pour l'année nouvelle.
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A Port au Prince.
Le Père Maurice termine les travaux à l'école de la Providence. Beaucoup de retard, et les frais augmentant plus
vite que la rentrée des fonds, lui ont donné de gros soucis.
Dernière précision : la dalle de couverture sera coulée pendant les
vacances de pâques. L'école est ouverte cependant, on ne peut laisser les enfants livrés à eux-mêmes.
Une information de poids : le carnaval, déjà, mobilise les esprits.
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Quelle attitude tenir
devant la tuberculose ?
Conseils affichés au dispensaire de Marotsiriry.
Madame sort de chez le docteur.
Elle se voile le visage de honte,
apprenant qu'elle est tuberculeuse.
Monsieur est scandalisé : il a honte de sa femme qui se montre en spectacle
et dévoile ses dessous.
Morale : la tuberculose n'est pas une maladie honteuse.
Elle n'est pas exclusivement réservée aux pauvres.
Le mari est fou de joie.
On vient de l'assurer qu'il n'est plus tuberculeux :
il a suivi son traitement avec rigueur.
Sa femme le reçoit à bras ouverts.
Morale : on guérit
complètement de la tuberculose si l'on suit bien les prescriptions.
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