Le petit canard

ASSOCIATION ROGER RIOU

Bulletin d'octobre 2007

Sommaire.

Haïti :

Madagascar :

Pérou :

Au bénéfice de l'Association :

Téléphone de brousse Cliquer.

Images d’Haïti.

Aujourd’hui, le bulletin prend la forme d’une relation de voyage en Haïti. Un mois de retrouvailles et de découvertes. Si l’on créait un album d’AYITI, que d’images pour la raconter !

C’est grâce à l’accueil et à la complicité de Danièle Nadal que ces instantanés ont pu être rassemblés. Ensemble nous avons rencontré ceux qui écrivent l’histoire, ceux qui créent la vie, multiples facettes d’une atmosphère brûlante, toujours captivante, tendue vers l’espoir.

D’abord dépasser les ennuis quotidiens, qui usent : le téléphone et l’électricité si souvent absents, la circulation intense et anarchique, la poussière, les rues-poubelles, l’insécurité …

Et pourtant, au-delà, la vie continue, elle avance : Les enlèvements se font plus rares. Les forces de la Minustah, associées à celles de la police, ont neutralisé des chefs de gang, la population respire.

Les médias se développent, la compétition est rude comme ailleurs sur la planète. Ici, dit-on, deux millions d’analphabètes et deux millions de portables. Symbole de richesse, statut social, le portable est incontournable. Il est même conseillé d’en posséder de marques différentes afin de couvrir toutes les zones du pays. Rencontrer un paysan seul au milieu des cactus, le portable à l’oreille, n’est plus insolite.

Francine Fritel

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A l’Ecole La Providence.

Les rencontres avec le Père Maurice, notre «consul montfortain», toujours chaleureux, précis dans ses conseils, nous apportent le fruit de son expérience : il existe ici de nombreuses règles à décrypter, dont il connaît parfaitement l’usage.

Visite de La Providence.

Pierre Rosnel, Directeur d’Air France a eu l’amabilité de nous y accompagner afin d’en rendre compte à AF qui avait accordé une subvention. Les murs sont enfin debout. En attendant la fin des travaux, les enfants apprécient la seconde salle de classe ; et la grande pièce, encore à ciel ouvert lors de notre passage et maintenant recouverte, réunit les paroissiens pour leur plus grande joie.

Des photos récentes en montrent la réalisation.

Mais voilà, les mois d’été ont passé, la rentrée est arrivée, et les problèmes avec. Un SOS du Père Maurice nous émeut :

Je n’arrive pas à payer le salaire des vacances des professeurs du kindergarten. Le budget est en principe équilibré avec la cotisation des parents qui peuvent participer aux frais. Mais tous les ans c’est la même chose, au milieu de l’année ils s’essoufflent, et à Pâques ils ne versent plus rien. Ces temps-ci, on tire la langue, avec très peu de dons des bienfaiteurs.
Nous n’allons pas laisser le Père Maurice seul au milieu de ces problèmes ingérables. Il sait qu’il peut compter sur l’Association, qui l’aidera à bien débuter l’année scolaire. Retour au sommaire
Le carnaval Cliquer.

Carnaval et tralalas !

La vie en février s’exprime à travers le carnaval. Toute la population l’attend avec frénésie, retour aux traditions après tant d’années d’insécurité.

A Port-au-Prince, comme en province, et surtout à Jacmel, défilés et masques occupent, des semaines durant, les esprits et les artistes. Le carnaval, tout à la fois création, convivialité, débordement, est un hymne à la couleur et à la fête. Cette année, le thème « soleil levé » est porteur d’espoir, espoir de dépasser la violence qui reste, hélas, d’actualité.

Chacun se sent concerné et meurtri par le rapt de la petite Glorie, deux ans, finalement relâchée au bout de dix jours après paiement de deux rançons. Sa mère, directrice d’école, en prière pendant ces jours douloureux, pardonne aux kidnappeurs :

Je leur pardonne pour leur acte. Je suis contente qu’ils aient entendu la voix du Seigneur. Je veux leur dire aussi que Dieu leur réserve une vie éternelle s’ils se repentent.
confie-t-elle au quotidien de Port-au-Prince, le Nouvelliste.
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Un voilier de la Tortue Cliquer.

A la Tortue.

Traversée sur un petit bateau à moteur avec Laure O’Neill, consule de France, dont c’est la première visite. Vent et vagues nous offrent un bain complet de deux heures. Deux semaines plus tôt, un voilier avait chaviré : une grande partie des passagers a pu être sauvée. Dans ces situations, on imagine les difficultés de transport des malades devant être transférés sur la Grande Ile.

L’hôpital ne possède ni radio, ni salle d’opération.

Les femmes dont la grossesse nécessite une césarienne ne peuvent être opérées. Un médecin Tortugais (originaire de la Tortue) nous confie son espoir : faire en France une spécialisation d’obstétrique, et monter au retour une petite salle d’opération, pour « garder nos femmes en vie ». Le matériel existait encore il y a une dizaine d’années, mais tout a été volé : mauvaise gestion, direction peu scrupuleuse.

L’hôpital, maintenant bien encadré, mérite de retrouver son utilisation première, soigner les gens avec sérieux. Le Docteur Molière, responsable médical, y fait un travail remarquable. L’association participe à la remise en état des bâtiments : nous décidons ensemble et avec précision sous quelle forme agir. Cette année, il s’agit de restaurer une partie de la toiture qui fuit dans les salles, et d’acheter du lait en poudre pour les enfants.

Les citernes.

L’Association Appel finançant la construction de nombreuses citernes, Idescieux nous a demandé de l’aider dans la réfection d’une route qu’il devient dangereux d’emprunter. L’érosion exige un travail solide. Il s’est mis de suite au travail.

Merci pour la belle petite lettre que vous m’avez écrit. Le travail de la route avance vraiment, tout le monde est content de notre travail. Les 50.000 gourdes (1000 euros) sont dépensées dans les ciments, l’achat de graviers. Les habitants de la Communauté nous ont donné toutes les roches et une partie des sables de mer. Le boss et les ouvriers ont donné une journée gratis chaque semaine.

Merci Maman Francine et l’Association Roger Riou de l’aide financière pour ce projet Route de Nan Ossée. Que le Grand Dieu du ciel vous bénisse abondamment.

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Un frère de la côte

Les Frères de la Côte.

Les Frères de la Côte existent toujours !

Christian Goguet, membre de cette confrérie solidaire des flibustiers, évoque leur vie au 17° siècle dans son livre « Boire avec les boucaniers et les flibustiers ».

Boire, fumer : des gestes conviviaux :

Au début, on ne disait pas « fumer » du tabac, mais « boire » tabac, car on « tétait la pipe » qui circulait de bouche en bouche, geste collectif important, au point que celui qui aurait refusé de « boire le tabac en fumée » aurait risqué d’être exclus du groupe solidaire.

A la Tortue, Borgnefesse partageait ces gestes conviviaux dans les tavernes du Jacquot Bleu et du Rat-qui-pète.

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Le Club Indigo Cliquer.

Des initiatives porteuses d’espoir.

Le Club Indigo.

Un frémissement de vie nouvelle se découvre au travers d’initiatives variées : Le Club Indigo tout juste ouvert en place du Club Med grâce à la ténacité de deux jeunes femmes Haïtiennes pour relancer un tourisme de qualité, n’utilise que les ressources du pays.

Un coup de fouet économique pour cette région côtière des Arcadiens qui, comme beaucoup d’autres, se languit dans le chômage.

Initiative-Développement.

Une expérience pilote, menée par une ONG française ID (Initiative-Développement) à Jean-Rabel NO, et soutenue par l’Union Européenne, fait de l’enseignement son fer de lance. Ecole Normale de formation des maîtres, école pour les orphelins. Des retraités bénévoles partagent leurs compétences.

Avec énergie, les Haïtiens montrent ici leur volonté de dépasser les handicaps et de donner à leurs jeunes les moyens de devenir un jour l’élite active.

L’AHFADEM.

L'Association Haïtienne FAmilles DEMunies est une petite association, dirigée par Gilles Champetier de Ribes, qui parraine des familles.

Ecolage, soins médicaux, enseignement, aide à des activités sportives … Elle recrée une atmosphère familiale à la sortie des classes pour ces jeunes des bidonvilles.

L’Ecole Plein Soleil.

L'école Plein Soleil, destinée aux enfants les plus pauvres, a été créée il y a près de vingt cinq ans par Françoise et Michel Vaillaud. Tandis que Michel la gère sur place, Françoise visite les artistes, leur achète tableaux et fers de qualité, et en organise la vente en France au bénéfice de l’école.

Préoccupée par l’opération chirurgicale de l’un de ses jeunes au rhésus rare de O négatif, elle a formé une chaîne de solidarité pour trouver un sang compatible : appels à la ville entière, Croix Rouge, Ambassade de France, corps médical, relations. Avec succès, au bout de quelques jours, deux poches de sang ont pu être trouvées et utilisées.

Avant une opération, on va chercher une poche de sang à la Croix Rouge, contre échange : le demandeur doit être accompagné de quatre donneurs. Malheureusement, suite aux tests pratiqués, une bonne quantité de ces sangs ne peut être utilisée. Il y a donc peu de réserves. L’Haïtien n’aime pas donner son sang, il préfère (on le comprend !) le réserver à sa famille en cas de besoin.

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L’Hôpital Français à Port-au-Prince

recherche infirmier(ère) bénévole.

Appel urgent à infirmier(ère) bénévole pour un stage de trois mois minimum, logé.

Sa présence serait vivement appréciée, car l’Hôpital manque cruellement d’infirmières : celles qu’il recrute et forme le quittent rapidement pour des organismes de santé au salaire beaucoup plus lucratif.

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Les droits de l’enfant bafoués.

Extraits d’une lettre de J. R. Chéry, psychologue social à Port-au-Prince parue dans le bulletin de l’Association Appel de mars 2007

L’enfant Haïtien n’est pas reconnu juridiquement comme un être humain à part entière. Ceux qui sont dans une situation de « plaçage », non légale, sont appelés « enfants naturels ». Ce sont des « Restavek ».

Restavek : enfants domestiques en Haïti qui doivent toujours rester à portée de regard de leur employeur.

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Quelques chiffres

pour mieux cerner le pays.

1,65 milliard de dollars ont été transférés en Haïti en 2006.

71 % de cette somme provient de la diaspora aux Etats-Unis où vivent la majorité des expatriés. Un million et demi d’entre eux envoient au pays 1/3 du RNB, essentiellement pour payer la scolarisation, et ouvrir une entreprise.

Le rêve de beaucoup d’Haïtiens est de quitter le pays par tous les moyens, faire fortune aux USA, au Canada, en République Dominicaine, en Guadeloupe… profiter ainsi d’une vie meilleure, et entretenir la famille restée au pays. Cette famille, très élargie, qui souvent s’est cotisée pour financer au plus doué des leurs, visa, voyage, études.

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A votre service Cliquer.

Anecdote grandguignolesque.

Image insolite donnée par le Nouvelliste (quotidien de Port-au-Prince) : Un pasteur tente « sans succès » de ressusciter un cadavre

Des stations de radio, des chaînes de télévision, et une grande foule se dirigeaient vers l’église évangélique baptiste du Cap-Haïtien, véritable attraction du week-end, pour assister au miracle qui n’a pas eu lieu. Le pasteur s’est enfermé pendant plusieurs heures avec le cadavre de l’épouse d’un ex-officier des Forces armées d’Haïti dans le but de la ressusciter. La morte avait succombé à un cancer et passé une semaine à la morgue.

Le jour des funérailles, le pasteur « inspiré » a renvoyé la famille, avant d’entamer son expérience. « J’ai lu la bible et j’ai décelé tous ses secrets. Un jour arrivera et je ressusciterai les gens, le jour est enfin venu. » Plus tard dans la journée, il a admis son impuissance. C’était sa deuxième expérience infructueuse.

Une anecdote, bien sûr, et des histoires, mais derrière elles la vie transparaît, dans sa nudité, comme dans son élan.

Aidez-nous à combler cette nudité et à propager l’élan.

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Madagascar

L’Eglise en ligne de mire du gouvernement.

Nous venons d’apprendre l’expulsion brutale de Madagascar du Père Sylvain Urfer, S.J., en poste depuis plus de 30 ans à Madagascar. Il tente d’en trouver les explications :

Un premier élément est sans doute mon appartenance, seul étranger, au SeFaFi , Observatoire de la vie publique, qui œuvre en faveur de la bonne gouvernance et d’un état de droit. Les analyses faites ont certainement déplu aux autorités.

Un deuxième élément peut provenir de mon appartenance à l’Eglise catholique et au travail que j’y mène (enseignement, publications).

Le retour récent de l’Eglise à une plus nette neutralité vis-à-vis du régime, ainsi que les critiques des Evêques ont indisposé le pouvoir.

Enfin, je ne suis pas un adepte de la langue de bois, et mon langage direct a souvent dérangé.

Encore sous le choc de cette exclusion, nous espérons que cet acte isolé n’exprime pas une détermination du Président à l’encontre des catholiques.

Disparition du Frère J.J.

Une disparition, qui nous remplit de tristesse, celle de Joseph Jezequel, Frère Jean-Baptiste dit J.J., montfortain engagé depuis une cinquantaine d’années à Madagascar. Ses amis et toute la Communauté étaient attachés à sa personnalité très conviviale, prête à combattre sur tous les terrains. Nous leur transmettons nos condoléances et les assurons de notre solidarité dans la peine.

Reprenant le chemin de Madagascar au mois d’octobre, vous trouverez dans le prochain bulletin les nouvelles de nos centres de l’Ile Rouge, bien connus et largement soutenus par beaucoup d’entre vous.

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Pérou

Le tremblement de terre.

En Août, une lettre du Père Duval nous donne un récit du terrible tremblement de terre qui a secoué le pays une semaine plus tôt.

Il s’est fait sentir jusqu’à notre Foyer à Nana, près de Lima, et a duré près de trois minutes. Je n’en ai jamais vu d’aussi fort, sur l’échelle de Richter, entre 5,2 à 7,9. Heureusement, la colline ne s’est pas effondrée sur nous. Nous nous sommes donné la main, à la demande d’un jeune homme qui travaille avec nous et avons prié. 150 km plus au Sud, quatre villes étaient gravement touchées : 500 morts, 1.500 blessés sous les décombres. La terre se mouvait sous nos pieds, tous ces jours-ci elle continue à trembler.
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TEMOIGNAGES.

Quand de tous les horizons

des amis se manifestent ...


• Un encouragement de Madame Vanpoulle :

Je souhaite faire connaître votre revue : goutte d’eau votre action, mais quelle belle goutte ! Je vous signale que je suis athée, mais impliquée dans l’humanitaire militant.

• Des amis, membres d’une association professionnelle dont l’activité allait s’arrêter, ont choisi l’Association Roger Riou comme bénéficiaire du solde, apportant ainsi une embellie notable à notre budget. Ils en sont ici grandement remerciés.

• Un couple californien rencontré cet été nous écrit l’intérêt qu’il a eu de découvrir l’Association Roger Riou. Il souhaite dorénavant l’aider.

• De Madame Le Dreff :

Ayant reçu un petit héritage suite au décès d’une tante et d’un cousin, je vous fais parvenir ci-joint un chèque de 600 euros pour contribuer à soulager bien des misères et aider les missionnaires si dévoués auprès des populations déshéritées. Puis-je vous demander quelques prières pour ma tante et mon cousin ?

• Une de nos ferventes lectrices habitant en Ecosse, Madame Hutchinson, vient de décéder. Son notaire nous informe qu’elle a laissé un legs de 1.000 livres à l’Association, qui devrait se concrétiser en 2008.

• D’autres amis, Monsieur et Madame Mizzi, fêtent leurs 50 ans de mariage en offrant leur cadeau aux oeuvres du Père Claude Boichut.

• Nous apprenons qu’un ami Haïtien, Guy Rivière, vient de faire un don substantiel à l’Association, à travers la Fondation Sogebank, en vue d’aider la Tortue. Il désire même se rendre sur l’île et la découvrir.

Ces témoignages, ces actions nous sont une aide précieuse. Petits et grands nous apportent un formidable encouragement à continuer. Que chacun ici soit remercié de l’espoir qu’il contribue à apporter : la demande est tellement pressante !

Cliquez ici pour savoir comment nous aider !

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La charme d'Haïti Cliquer.

Tout le charme d’Haïti.

Gabrielle Odin exprime tout le charme d’Haïti dans son poème Ode à Legba :


En Haïti

En Haïti on dit « Bonjour »
En montant dans un taxi,
En Haïti on dit « Pardon »
Quand à cause de « La Pli Tombe »
On t’éclabousse en voiture le nez

Et puis en Haïti on rit
De toi, oui, parfois
Mais c’est jamais méchant
C’est juste que t’es différent

En Haïti ce n’est pas
Le manque de courant
Qui va arrêter les gens
On vit au présent
C’est ce qui en fait sa force
Car le présent est vie
Car le présent est Dieu
Car le présent est tout

Haïti, Merci.
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Un fer haïtien

Présentées par Francine Fritel, deux ventes ont eu lieu cet été en Bretagne, à Tréflez et à Keremma, au profit de l'Association Roger Riou.

Peintures haïtiennes

Fers découpés

Artisanat malgache

A Madagascar et en Haïti, l’artisanat se porte bien, avec imagination et talent. Les visiteurs sont venus nombreux, repartis chargés de trésors souvent insolites, et cette grande chaîne de solidarité élargit notre famille associative.

La recette de la vente paraîtra dans le prochain bulletin.

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